Janine TREMISOT (D) - Obs:10.10.22 - 14h30
Le dernier numéro de la Passerelle (n°74) est maintenant disponible en ligne. Bonne lecture !

10/2022-Heureux anniversaire !

Par Père Sébastien Schmitt

07/2022-Telle la cigogne (saison 3)

Par Père Sébastien Schmitt

05/2022-Marcher ensemble

Par Père Sébastien Schmitt

02/2022-A propos de la Semaine sainte

Par Père Sébastien Schmitt

12/2021-Des mots nouveaux pour la messe

Par Père Sébastien Schmitt

09/2021-La confirmation... pour tous ?

Par Père Sébastien Schmitt

07/2021-Telle la cigogne… (suite)

Par Père Sébastien Schmitt

05/2021-Sainte Odile parmi nous !

Par Père Sébastien Schmitt

02/2021-Sainte quarantaine

Par Père Sébastien Schmitt

12/2020-« Vivre dans le temps présent de manière raisonnable » (Tt 2, 12)

Par Père Sébastien Schmitt

09/2020-Telle la cigogne…

Par Père Sébastien Schmitt

07/2020-Que sera notre été ?

Par Père Sébastien Schmitt

06/2020-« Alors que les portes étaient verrouillées, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux » (Jn 20, 19)

Par Père Sébastien Schmitt

02/2020-L'onction des malades: quand et pour qui ?

Par Père Sébastien Schmitt

12/2019-Que devons-nous faire ? (Lc 3, 10)

Par Père Sébastien Schmitt

09/2019-Un site Internet pour la communauté de paroisses

Par Père Sébastien Schmitt

07/2019-Lendemain de fête

Par Père Sébastien Schmitt

04/2019-Mourir pour entrer dans la vie

Par Père Sébastien Schmitt

Heureux anniversaire !


On aime en général fêter les anniversaires, le sien, ceux de ses proches, ceux d’évènements marquants de notre vie, de l’histoire d’un pays, d’un village, d’une paroisse. Les premiers anniversaires comptent beaucoup pour un petit enfant comme ceux d’un événement qui a bouleversé le cours de l’histoire. Les anniversaires comptent encore tout autant bien des années plus tard. Le cinquantième, le soixantième, le quatrevingtième, le centième, le cinq-centième, voire le millénaire revêtent un caractère tout particulier.

Il y a d’ailleurs un anniversaire qu’on fête peu, alors qu’il est au rang des fêtes les plus importantes, celui de la dédicace de l’église, du jour où elle a été consacrée, peut-être parce qu’on en ignore la date ou parce qu’on n’en est pas tout à fait certain, même s’il y a un jour prévu dans l’année – le 25 octobre – pour fêter l’anniversaire de la dédicace d’une église dont on ne connaît pas précisément la date.

L’anniversaire de la dédicace d’une église est plus que la fête d’un édifice bâti par les hommes. Il est moins la fête d’une église faite de pierres que de l’Église vivante du Christ, peuple des baptisés, faite, elle, de pierres vivantes qui entrent dans la construction de la demeure spirituelle (cf. 1 P 2, 5).

Il y a un autre anniversaire, lié d’une certaine façon à celui de la dédicace, qui risque de passer inaperçu, d’autant qu’il est, lui aussi, peu fêté. Le 21 octobre est le dixième anniversaire de la communauté de paroisses ! C’est ce jour-là qu’elle a été officiellement reconnue par l’évêque. La raison pour laquelle son anniversaire passe si inaperçu est probablement ou qu’on pense et organise tout désormais à partir d’elle comme si en quelque sorte elle avait toujours existé, ou qu’on ne perçoive pas vraiment son intérêt et qu’elle apparaisse comme une structure inutile et contraignante au détriment de chacune des paroisses.

De même que l’anniversaire de la dédicace d’une église est moins celui de sa construction et de sa consécration que celui de l’assemblée du peuple de Dieu qu’elle abrite, de même l’anniversaire de la communauté de paroisses est moins celui du jour où plusieurs paroisses ont été regroupées que celui des baptisés qui vivent et se rassemblent dans cet espace plus large où, selon les statuts, « la vie de l’Église est appelée à se déployer dans toutes ses dimensions. »

« Jésus-Christ en est “la tête” ; il en fait l’unité par son Esprit », disent encore les statuts. L’anniversaire de la communauté de paroisses – spécialement, le dixième – est donc l’occasion non tant de faire la fête que de se demander si l’on en est encore à se jalouser les uns les autres, à se comparer, à compter ses effectifs, à se replier sur soi ou si l’on est davantage prêt à s’accueillir et à s’enrichir mutuellement, à collaborer, chacun selon ses compétences et ses dons, à progresser ensemble dans la foi, à prendre des responsabilités, à éveiller aussi des vocations dont l’Église a besoin, pour que se construise le corps du Christ.

Car telle est la raison d’être d’une communauté de paroisses. Non une structure qui s’ajoute à d’autres, mais le lieu où tous sont organisés pour que toutes les tâches soient accomplies et qu’ainsi se construise le corps du Christ (cf. Ep 4, 11-13).